Le fort de Gaztelu-Zahar à Hendaye

Le Fort de Gaztelu-Zahar est construit à Hendaye en réaction aux conflits incessants avec l’Espagne, nécessitant la présence d’un bâtiment militaire à la frontière.



Le plan du fort d'Hendaye en 1725

Gaztelu-Zahar signifie le « vieux fort » en basque. Il est édifié en 1618 sur l’ordre de Louis XIII. Constatant la potentielle vulnérabilité du fort, Louis XIV en ordonne l’embellissement et le renforcement, réalisé par Vauban en 1685.

Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye


Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye

Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye



Conséquence logique de sa situation frontalière, aux premières loges des invasions, le fort est entièrement détruit en même temps que toute la commune d’Hendaye en 1793 alors que l’armée espagnole soutient le parti royaliste français à l’heure de la Révolution.
Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye

Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye
Après sa destruction en 1793, le fort n’est pas reconstruit. En revanche, ses ruines sont encore visibles près du monument aux morts d’Hendaye, proche de la Bidassoa. S’y trouvent encore quelques canons tournés vers Hondarribia.


Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye

La photo de la semaine : sur les flans de Larla


A Saint Martin d'Arrossa, les mines de fer exploitées durant 20 siècles ont fortement marqué la montagne de Larla.

Le village d'Amaiur en Navarre

Amaiur en basque ou Maya ou Maya de Baztán en espagnol est un village situé dans la commune de Baztan dans la Communauté forale de Navarre.


Le village n'est pas doté du statut de concejo mais dispose d'une certaine autonomie et d'un maire délégué (alcalde pedáneo).






Le village d'Amaiur - Maya est au bas du col d'Otsondo a 16 km de Dancharia.










C'est un lieu symbolique pour les Basques. Place de la dernière bataille, entre le 15 et le 22 juillet 1522, qui témoigne de la défaite des 200 derniers Navarrais combattant la conquête castillane, face à 10 000 hommes.


Son nom apparaît déjà au XIIe siècle sous le nom de « Amaiur », comme une des possessions ou territoires nobiliaires du royaume de Navarre. Elle est élevée au rang de "ville" (avec sa mairie et son conseil municipal) en 1665 lorsqu'elle se sépare du Baztan jusqu'à sa réunification en 1969.
Au sommet de la montagne Gaztelu se situait le château d'Amaiur dans lequel se produisirent les dernières résistances des Navarrais contre la conquête Castillane de la Navarre. Sur le site du château subsiste un monolithe en souvenir de ces combats. En juillet 2007, on inaugura dans le hameau, au pied de la colline, le monument de la résistance inconnue, sous l'impulsion de la municipalité de la vallée.
Le 30 juin 1922 fut inauguré le monument situé à l'emplacement du château d'Amaiur en souvenir des Navarrais qui l'avaient défendu. On peut y voir l'inscription suivante en basque et en espagnol:
"Aux hommes qui, au château de Maya, se battirent pour l'indépendance de la Navarre, lumière éternelle 1522."
"1522, Juan de Orbara, abbé d'Urdax, Jaime Vélaz de Medrano, maire du château de Maya, Miguel de Jasso, Seigneur de Xavier. Luis Vélaz de Medrano, Juan de Jasso, Victor de Mauleon, Juan de Aguerre, de Echalar. 1922".
"Navarre reconnaissante aux derniers défenseurs de l'indépendance de la Navarre. 1522-1922."


Les blasons suivants sont situés sur chacune des faces : La ville d'Amaiur, les provinces d'Alava, du Guipuscoa et de Biscaye. Deux autres blasons, plus petits, sont sur deux faces: celui de la Navarre et l'autre formé par les 6 arrondissements que sont : Pampelune, Olite, Estella, Sangüesa, Tudela et Ultrapuertos, gravés sur du marbre blanc d'Almandoz.
Ce monument a été dynamité la nuit du 26 au 27 juillet 1931 par un acte terroriste. Durant ces mois, les municipalités de Navarre étaient en discussion sur le statut d'Estella avec le soutien unanime initial pour la création d'un statut de la Navarre associé à l'Alava, au Guipuscoa et de Biscaye.



Le monument fut reconstruit et ré-inauguré le 10 octobre 1982 par une initiative de la ville avec l'appui des autres provinces et la Communauté autonome du Pays basque. On récupéra les pierres disséminées et le reste a été taillé dans la carrière d'Olite.

Les linteaux de St Jean Pied de Port



C'est dans la rue d'Espagne que nous commençons notre exploration des linteaux et encadrements ornés de Saint-Jean-Pied-de-Port. Depuis le Moyen-âge, ce quartier est celui des artisans et des commerçants et la plus grande variété d'inscription s'y concentre. Le mot linteau vient de limitellus, diminutif du latin limes qui signifie limite. C'est une pièce de bois ou de pierre mise en travers au-dessus de l'ouverture d'une porte ou d'une fenêtre, pour en former la partie supérieure et supporter la maçonnerie. En Pays Basque, le linteau ou l'encadrement des ouvertures sert très souvent de support à des motifs décoratifs mais aussi à des inscriptions. Ainsi, il désigne le maître et la maîtresse de maison ainsi que la date de construction ou de reconstruction. Le linteau sert à identifier la maison et la famille qui l'occupe, la possède et l'entretient. Le linteau a donc quatre fonctions: − une fonction architecturale − une fonction architectonique − une fonction symbolique − une fonction sociale 
Avec la participation de Jérôme Zapata de Visites Guidées Pays Basque

La Benoîterie d'Arbonne

À proximité de l’église Saint-Laurent d’Arbonne se trouve une ancienne benoîterie datant du XVIe siècle.




La benoîte, personnage typiquement basque, est la gardienne de l’église et du cimetière de la commune. Jeune femme s’engageant à s’occuper toute sa vie de la paroisse, la benoîte est la détentrice des clés de l’église et surtout la seule personne autorisée à tirer la cloche. En contrepartie de son labeur, un logement appelé benoîterie lui est attribué à titre gracieux.




On trouve encore actuellement de nombreuses benoîteries dans le Pays Basque. Celle d’Arbonne est située sur la place Harizmendia ; la plus ancienne benoîte y est mentionnée en 1605 et la dernière en 1908.



Inscrite aux Monuments Historiques en 1991, l’ancienne benoîterie d’Arbonne est aujourd’hui une salle d’expositions d’art et d’artisanat ainsi qu’un centre de documentation.



Betizu et pottok en hiver


En montagne durant l'hiver, la nourriture est rare et peu nutritive pour les betizu sur l'akelarre près du col d'Ibañeta au pied de l'Atxuria (Navarre).







Les journées courtes sur le massif de Larla (Basse Navarre) offrent peu d’occasions pour se nourrir. 
Les déplacements dans le manteau neigeux épais sont pénibles et diminuent les forces des pottok.