Le Jaizkibel côté océan


Entre l'embouchure de la ria de Pasaia et  Hondarribia le massif du Jaizkibel 543m déploie une muraille de marne et de grès de couleur ocre sur  près de 10 km.

Côté océan, pentes vertigineuses et reliefs escarpés se succèdent coiffés de pâturage et d'une riche végétation.


De nombreux sentiers permettent de découvrir entre le Cap du Figuier et la Punta Biosnar plusieurs criques sauvages protégées du déferlement des vagues.





Dans les grès de Jaizkibel a été découverte la plus grande et la plus dense accumulation mondiale de ces curieuses structures appelées paramoudras. Il s’agit de formes sphériques ou arrondies se développant verticalement sur 2 à 3 mètres et pouvant atteindre 8 m de développement horizontal. Ces éléments sont toujours traversés par un petit canal d’environ 5 mm de diamètre, dans lequel on peut parfois trouver une structure mineure que l’on a appelée spicule. Ces masses se distinguent tout à fait clairement sur les strates de grès du fait qu’elles sont plus résistantes à l’érosion que la roche environnante.


Selon cette hypothèse, un groupe d’invertébrés aurait creusé des galeries dans le fond marin pendant la sédimentation. Ces perforations agiraient comme des canaux pendant la transformation du sédiment en roche (diagenèse), permettant la circulation des écoulements aqueux riches en silice (à cause de la dissolution des grains de quartz). Cette silice se précipiterait progressivement dans la périphérie des canaux, formant des concrétions ou nodules massifs de silice qui finiraient par envelopper le canalicule central.


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